Mise en place par certains acteurs politiques se réclamant de l’opposition politique de la RDC, la coalition dénommée C64 s’est fixée comme objectif d’empêcher le changement de la constitution que le pouvoir se propose d’opérer.
A cet effet, cette opposition n’a pas hésité d’organiser une série de manifestations de protestation, notamment la ville morte et le sit-in devant le palais du peuple pour exiger le vote par le parlement et la promulgation par le Président de la République de la loi sur le référendum.
Si l’opposition est dans son droit de s’opposer au changement de la constitution, Me Jonathan Ndaye, Président du Mouvement citoyen » les jeunes défenseurs de la République « , juge la posture de la Coalition C64 face à la loi sur le référendum ansi que sa démarche visant à soulever le peuple contre une disposition constitutionnelle très dangereuses.
Voici un extrait de la tribune de Jonathan Ndaye publiée à ce sujet : » Le Congo Kinshasa est une république démocratique du Congo qui opté pour « le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. »
Au regard de cette option, il est dangereux d’entreprendre toute entreprise visant à faire soulever le peuple pour s’opposer contre toute proposition ou adoption de la loi référendaire, cela serait en violation de la constitution du 18 février 2006. Le peuple est donc dépourvu de tout pouvoir à ce sujet, étant donné que nous ne sommes pas dans une démocratie semi-directe qui est une forme de démocratie combinant la démocratie représentative et la démocratie directe : le pouvoir est normalement exercé par des représentants, mais les citoyens peuvent, dans certaines conditions, intervenir directement dans son exercice en évitant que ne se développe le sentiment d’une classe politique coupée des soucis citoyens, puisque ceux-ci peuvent décider de la loi, directement au moyen du référendum.
La démocratie semi-directe renvoie au système dans lequel, bien que les lois soient normalement votées par des Assemblées élues, le peuple peut participants à leur élaboration, soit en prenant l’initiative, soit en s’opposant à leur promulgation ou à leur maintien en vigueur et peut être conçu comme l’ensemble des moyens assurant la participation des citoyens à la direction des affaires publiques, en influençant le processus décisionnel d’ordre constitutionnel, législatif et autre. »
Monsieur Jonathan Ndaye a terminé sa tribune par montrer une piste démocratique à l’opposition pour légaliser sa démarche.
» Cependant, il est judicieux par l’opposition de mobiser le peuple en le faisant comprendre tout danger qui découlerait du changement ou modification de la constitution en le préparant ainsi à se prononcer négativement contre le changement ou modification de la constitution lors du référendum », a-t-il conclu.
Le Tonnerre